Glossaire

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A

Accord de Paris (Paris Agreement)
Accord international conclu au titre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Conclu en 2015 et entré en vigueur en 2016, l’Accord a pour principaux objectifs de « Contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Atteindre cet objectif permettrait de réduire sensiblement les risques et les effets des changements climatiques. L’article 4 de l’Accord fixe également l’objectif de parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions par les puits, y compris par l’utilisation d’approches de modification du climat, d’ici la deuxième moitié du 21e siècle, et de parvenir à un bilan d’émissions négatives nettes par la suite (ONU, 2015). L’Accord vise également à renforcer la capacité des pays à faire face aux impacts des changements climatiques (ONU, 2015).

Acidification de l’océan (Ocean Acidification)
L’acidification de l’océan désigne la baisse du pH de l’océan sur une longue période, en général des décennies ou plus, causée principalement par l’absorption du dioxyde de carbone (CO₂) venant de l’atmosphère, mais aussi par l’apport ou le retrait d’autres substances chimiques venant de l’océan (GIEC, 2011).

Adaptation (Adaptation)
Pour les systèmes humains, démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu ainsi qu’à ses conséquences, de manière à en atténuer les effets préjudiciables et à en exploiter les effets bénéfiques. Pour les systèmes naturels, démarche d’ajustement au climat actuel ainsi qu’à ses conséquences ; l’intervention humaine peut faciliter l’adaptation au climat attendu et à ses conséquences (GIEC, 2018).

Aérosol (Aerosol)
Particule solide ou liquide en suspension dans l’air, dont la taille varie généralement entre quelques nanomètres et dix micromètres et qui séjourne dans l’atmosphère plusieurs heures au moins. Le terme englobe des particules et des gaz en suspension. Les aérosols peuvent être d’origine naturelle ou anthropique. Ils peuvent influer sur le climat de diverses façons, par diffusion et/ou absorption du rayonnement, par interaction avec la microphysique et autres propriétés des nuages et par modification de l’albédo des surfaces enneigées ou glacées sur lesquelles ils se déposent, alimentant de ce fait la rétroaction climatique (GIEC, 2018).

Albédo (Albedo)
Fraction du rayonnement solaire réfléchie par une surface ou par un objet, souvent exprimée en pourcentage. L’albédo planétaire de la Terre varie principalement en fonction de la nébulosité et des fluctuations de l’enneigement, de l’englacement, de la surface foliaire et du couvert terrestre (Shepherd, 2009). Plus l’albédo est élevé, plus grande est la proportion de lumière solaire réfléchie.

Altération accélérée (Enhanced Weathering)
Intensification du phénomène d’élimination du dioxyde de carbone de l’atmosphère par la dissolution des roches silicatées et carbonatées, en broyant finement ces minéraux et en les appliquant sur les sols, le long des côtes et dans les océans (GIEC, 2018).

Amélioration de l’alcalinité des océans (Ocean Alkalinity Enhancement)
Augmentation de la concentration d’ions dans les océans, comme le calcium, pour augmenter l’absorption du dioxyde de carbone (CO₂) dans l’océan et inverser l’acidification (RS/RAE 2018). Ajouter de l’alcalinité à la surface de l’océan diminuera la pression relative du CO₂ dans l’eau et augmentera par conséquent l’absorption du CO₂ par l’océan à partir de l’atmosphère. L’amélioration de l’alcalinité devrait également permettre de réduire les effets de l’acidification des océans sur l’écosystème marin (GESAMP, 2019).

Amincissement des cirrus (Cirrus Cloud Thinning)
Approche proposée dans le cadre de la modification du rayonnement solaire (MRS). Elle consiste à ajouter des noyaux glacigènes (une catégorie d’aérosols) aux cirrus de haute altitude, afin de réduire la densité de ces nuages (d’où le terme « amincissement »), ce qui permet au rayonnement à grande longueur d’onde de s’échapper et de créer un refroidissement (Mitchell and Finnegan, 2009).

Anthropique (Anthropogenic)
Produit par les activités humaines ou résultant des activités humaines (GIEC, 2018).

Anthropocène (Anthropocene)
Le terme définit la période géologique actuelle de la Terre telle qu’influencée par l’homme, ou anthropique, en se fondant sur des données probantes mondiales qui indiquent que les processus atmosphériques, géologiques, hydrologiques, biosphériques et autres processus du système terrestre sont désormais modifiés par l’être humain (EoE, 2020).

Approches de modification du climat (Climate-Altering Approaches)
Terme général qui sert à décrire les interventions délibérées dans le système climatique dans le but de réduire l’ampleur des changements climatiques. Ces approches peuvent être réelles ou théoriques et comprennent l’élimination du dioxyde de carbone et la modification du rayonnement solaire.

Approches fondées sur la nature (Nature-Based Approaches)
Approche de modification du climat. C’est l’intervention délibérée et durable dans l’environnement naturel dans le but de renforcer ou d’accélérer l’élimination des gaz à effet de serre de l’atmosphère. Ces techniques comprennent le boisement et la restauration des tourbières et des zones humides.

Argument de l’aléa moral (Moral Hazard Argument)
Idée selon laquelle le déploiement des techniques de modification du climat pour tenter de résoudre les causes et les effets des changements climatiques minimise l’élan pour s’y attaquer en réduisant les émissions de gaz à effet de serre [consulter Wagner (2019) pour en savoir plus sur le risque d’aléa moral lié à la modification du rayonnement solaire (MRS)].

Assemblée des Nations unies pour l’environnement (ANUE) (United Nations Environment Assembly (UNEA))
C’est l’organe décisionnel le plus élevé au monde en matière d’environnement. L’Assemblée s’occupe des grands défis environnementaux auxquels le monde est confronté. L’Assemblée pour l’environnement se réunit tous les deux ans afin de fixer les priorités des politiques environnementales mondiales et de développer le droit international de l’environnement. Par ses résolutions et ses appels à l’action, l’Assemblée assure le leadership et catalyse l’action intergouvernementale en matière d’environnement (ANUE, 2020). Lors de sa 4e session qui s’est tenue en mars 2019, un projet de résolution présenté par la Suisse et une dizaine de pays a invité le Programme des Nations unies pour l’environnement à procéder à une évaluation de la « géo-ingénierie ». Toutefois, la résolution a été retirée car les négociations n’ont pas abouti à un consensus (Perrez, 2020).

Assemblée générale des Nations unies (AGNU) (United Nations General Assembly (UNGA))
Les 193 États membres des Nations unies (UN) sont représentés à l’Assemblée générale pour débattre et travailler ensemble sur les questions internationales couvertes par la Charte des Nations unies, telles que le développement, la paix, la sécurité et le droit international. Tous les ans, en septembre, tous les membres se réunissent au siège, à New York, pour la session de l’Assemblée générale (AGNU, 2020).

Atténuation (Mitigation)
Intervention humaine visant à réduire les émissions ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre. Il faut souligner que cela inclut les options d’élimination du dioxyde de carbone (GIEC, 2018), mais pas la modification du rayonnement solaire.

B

Biocarburant (Biofuel)
Carburant, généralement à l’état liquide, obtenu à partir de biomasse. Parmi les biocarburants actuels figurent le bioéthanol tiré de la canne à sucre ou de maïs, le biodiesel provenant du colza ou du soja et la liqueur noire issue de la fabrication du papier (GIEC, 2018).

Biochar (Biochar)
Matière stable, à forte teneur en carbone, obtenue en chauffant de la biomasse dans un environnement faible en oxygène. Le biochar peut être ajouté aux sols afin d’améliorer leur fonction, d’abaisser le volume de gaz à effet de serre émis par la biomasse et les sols et de contribuer au piégeage du carbone (GIEC, 2018).

Biodiversité (Biodiversity)
Variabilité chez les organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes (CDB, 2012).

Bioénergie (Bioenergy)
Énergie tirée de toute forme de biomasse ou de ses sous-produits métaboliques (GIEC, 2018).

Bioénergie avec captage et stockage du dioxyde de carbone (BECSC) (Bioenergy with carbon dioxide capture and storage (BECCS))
Application de la technique de captage et stockage du dioxyde de carbone (CSC) à une installation de bioénergie. Selon les émissions totales liées à la chaîne d’approvisionnement de la BECSC, il est possible d’éliminer du dioxyde de carbone de l’atmosphère (GIEC, 2018).

Boisement (Afforestation)
Plantation de nouvelles forêts sur des terres qui, historiquement, n’en portaient pas (GIEC, 2018). Le Rapport spécial sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (GIEC, 2000) renferme une analyse du terme forêt et des termes apparentés tels que boisement, reboisement et déboisement.

C

Captage direct dans l’air (Direct Air Capture (DAC))
Utilisation de systèmes techniques pour capturer le dioxyde de carbone atmosphérique en vue d’un usage ou d’un stockage ultérieurs (RS/RAE 2018).

Captage direct dans l’air et stockage du dioxyde de carbone (CDASC) (Direct Air Capture and Carbon-Dioxide Storage (DACCS))
Procédé chimique consistant à capturer le dioxyde de carbone directement dans l’air ambiant en vue de son stockage. Également appelé captage direct dans l’air et stockage (CDAS) (GIEC, 2018).

Captage et stockage du dioxyde de carbone (CSC) (Carbon dioxide capture and storage (CCS))
Processus consistant à extraire (piéger) un courant gazeux de dioxyde de carbone relativement pur des sources d’émissions industrielles et énergétiques, à le conditionner, le comprimer et le transporter vers un site de stockage afin de l’isoler de l’atmosphère pendant une longue période (GIEC, 2018). Le processus est également connu sous le nom de captage et stockage du carbone. Le CSC n’est pas une approche de modification du climat, il ne fait qu’empêcher l’entrée de nouvelles quantités de CO₂ dans l’atmosphère. Il ne faut pas le confondre avec l’élimination du dioxyde de carbone.

Captage et utilisation du dioxyde de carbone (CUC) (Carbon dioxide capture and utilisation (CCU))
Processus consistant à capter le dioxyde de carbone et à l’utiliser dans la production d’un bien (GIEC, 2018). Il est parfois appelé « captage et usage du dioxyde de carbone ». Le carbone capturé dans les nouveaux produits n’est pas nécessairement stocké de façon permanente dans ceux-ci.

Captage, utilisation et stockage du dioxyde de carbone (CUSC) (Carbon dioxide capture, utilisation and storage (CCUS))
Le dioxyde de carbone récemment capturé ou éliminé de l’atmosphère est stocké dans un produit pendant une période significative pour l’échelle de temps du climat. Le CUSC est parfois appelé « captage et usage du dioxyde de carbone » (adaptation d’une définition du GIEC, 2018). Il est aussi parfois appelé « captage, usage et stockage du dioxyde de carbone ».

Carbonatation minérale (Mineral Carbonation)
Accélération de la transformation des roches silicatées en carbonates, au-dessus ou au-dessous de la surface, afin de fournir un stockage permanent du dioxyde de carbone (RS/RAE 2018).

Carbone bleu (Blue Carbon)
Le carbone bleu est le carbone capturé par les organismes vivants sur les écosystèmes côtiers (par exemple, les mangroves, les marais salants, les herbiers marins) et marins, et stocké dans la biomasse et les sédiments (GIEC, 2018).

Changement climatique (Climate Change)
Le changement climatique désigne la variation de l’état du climat qu’on peut déceler par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus. Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels ou à des forçages externes, notamment les modulations des cycles solaires, les éruptions volcaniques ou des changements anthropiques persistants dans la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation des terres (GIEC, 2018).

Changement climatique anthropique (Anthropogenic Climate Change)
Il s’agit d’un changement climatique attribué directement ou indirectement à l’activité humaine, qui modifie la composition de l’atmosphère mondiale et s’ajoute à la variabilité naturelle du climat observée sur des périodes comparables (ONU, 1992).

Chemtrails (Chemtrails)
Terme qu’utilisent certaines personnes pour attribuer les traînées de vapeur laissées par les avions à la modification du rayonnement solaire (MRS). Certains pensent que cette activité est d’ores et déjà habituelle, qu’elle est déployée secrètement par les gouvernements et qu’elle a des effets négatifs sur le climat et la santé humaine (Tingley and Wagner, 2017).

Code de conduite pour une recherche responsable en géo-ingénierie (Code of Conduct for Responsible Geoengineering Research)
Il s’agit d’un code de conduite élaboré par le Geoengineering Research Governance Project (Projet de gouvernance de la recherche en géo-ingénierie) de l’université de Calgary. Il vise à fournir des conseils pratiques sur la conduite responsable à adopter pour la recherche en géo-ingénierie. C’est un instrument facultatif, basé sur des sources juridiques existantes, notamment des principes généraux, des règles de droit coutumier international, des règles fondées sur des traités, des réglementations, des décisions internationales et des documents de politique générale (Hubert, 2017).

Conférence des Parties (COP) (Conference of the Parties (COP))
Organe suprême des conventions relevant des Nations unies, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunissant les représentants des pays ayant droit de vote qui ont ratifié la convention ou y ont adhéré (GIEC, 2018).

Conseil de sécurité des Nations unies (United Nations Security Council (UNSC))
Le Conseil de sécurité assume la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il est composé de cinq membres permanents disposant d’un droit de veto et de dix autres membres non permanents, chaque membre disposant d’une voix. Tous les États membres sont tenus de se conformer aux décisions du Conseil. Le Conseil prend l’initiative de déterminer l’existence d’une menace pour la paix ou d’un acte d’agression. Il appelle les parties qui ont un différend à le régler par des moyens pacifiques et recommande des méthodes d’ajustement ou des conditions de règlement. Dans certains cas, le Conseil de sécurité peut recourir à l’imposition de sanctions ou même autoriser l’usage de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales (UNSC, 2020).

Construction avec de la biomasse (Building with Biomass)
Utilisation de matériaux forestiers dans la construction pour prolonger la durée de stockage du carbone de la biomasse naturelle et augmenter la capacité de croissance forestière à partir de forêts clairsemées (RS/RAE 2018).

Contre-géo-ingénierie (Counter Geoengineering)
Idée selon laquelle un pays peut chercher ou menacer de contrer l’effet refroidissant de la modification du rayonnement solaire par des moyens techniques. Deux types théoriques de contre-géo-ingénierie ont été suggérés : contrebalancer avec un agent réchauffant et neutraliser par le biais d’une perturbation physique (Parker et al., 2018).

Contributions déterminées au niveau national (Nationally Determined Contributions (NDCs))
Plans de réduction des émissions que communiquent à la Convention-cadre des Nations Unies pour les changements climatiques les pays ayant adhéré à l’Accord de Paris. Certains pays précisent, dans leurs contributions, la manière dont ils comptent s’adapter aux impacts de l’évolution du climat et l’appui dont ils auront besoin d’autres pays, ou qu’ils procureront à d’autres pays, pour adopter des trajectoires à faible teneur en carbone et accroître la résilience face au climat (GIEC, 2018).

Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) (United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC))
La CCNUCC a été adoptée et ouverte à la signature en 1992. Elle est entrée en vigueur en mars 1994 et compte 197 parties. La Convention a pour objectif la « stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui pourrait éviter toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique » (ONU, 1992). Les dispositions de la Convention sont appliquées par l’intermédiaire de deux autres traités : le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris.

Convention de Londres/Protocole de Londres (London Convention/London Protocol (LC/LP))
La Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion des déchets et autres matières de 1972, connue sous le nom de Convention de Londres, protège le milieu marin. Elle a pour objectif de promouvoir le contrôle efficace de toutes les sources de pollution marine et d’empêcher la pollution de la mer par l’immersion de déchets et autres matières. Actuellement, 87 États sont des parties de cette convention. En 1996, le « Protocole de Londres » a modernisé la Convention et il est appelé à la remplacer à terme. En vertu du Protocole, toute immersion de déchets est interdite, y compris à des fins de « géo-ingénierie », sauf pour les déchets éventuellement acceptables figurant sur une « liste inverse ». Le Protocole est entré en vigueur en 2006 et 53 parties y ont adhéré à ce jour (LC/LP, 2006). En 2013, un amendement au Protocole a cherché à établir un cadre stable et juridiquement contraignant pour la réglementation de la géo-ingénierie marine (telle que décrite dans une nouvelle annexe), tout en permettant également une flexibilité et une adaptabilité réglementaires basées sur un principe de précaution. L’amendement a été adopté par consensus mais n’est pas encore en vigueur, seules six parties contractantes ayant soumis leurs instruments d’acceptation à ce jour.

Convention sur la diversité biologique (CDB) (Convention on Biological Diversity (CBD))
Convention, conclue dans le cadre des Nations unies, sur la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques (CDB, 1992). Une série de décisions de la CDB sous l’égide de la Conférence des parties concernant la « géo-ingénierie liée au climat » a été prise (CDB, 2017).

Convention sur les techniques de modification de l’environnement (Environmental Modification Convention (ENMOD))
La Convention sur les techniques de modification de l’environnement, officiellement Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles, 1976 (ENMOD, 1976)., interdit l’utilisation militaire ou toute autre utilisation hostile des techniques de modification de l’environnement.

D

Déboisement (Deforestation)
Conversion d’une forêt en zone non forestière. Le Rapport spécial sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (GIEC, 2000) renferme une analyse du terme « forêt » et des termes apparentés tels que boisement, reboisement et déboisement.

Décarbonisation ou décarbonation (Decarbonization)
Démarche dans laquelle s’engagent les pays, les personnes et d’autres entités afin de mettre un terme à la consommation de carbone fossile. Il s’agit généralement d’abaisser les émissions de carbone liées à la production d’électricité, aux procédés industriels et aux transports (GIEC, 2018).

Dépassement (Overshoot)
Franchissement temporaire d’un niveau donné de réchauffement planétaire, par exemple 1,5 °C. Il est recommandé d’appliquer des approches de modification du climat pour limiter le dépassement ou faire en sorte qu’il soit temporaire, c’est-à-dire en éliminant de manière anthropique l’excès de dioxyde de carbone (GIEC, 2018). Outre l’utilisation de l’élimination du dioxyde de carbone pour traiter le dépassement [par exemple, dans les trajectoires du GIEC (GIEC, 2018)], la modification du rayonnement solaire est également considérée par certains comme une mesure de dépassement temporaire (MacMartin, 2018).

Déploiement (Deployment)
Utilisation délibérée d’une technique de modification du climat dans l’intention d’induire un changement dans le climat mondial.

Dioxyde de carbone (CO₂) (Carbon Dioxide (CO₂))
Gaz d’origine naturelle, le CO₂ découle également de la combustion de matières fossiles et de biomasse, du changement d’affectation des terres et de procédés industriels. C’est le principal gaz à effet de serre anthropique qui influe sur le bilan radiatif de la Terre (GIEC, 2018).

Dissuasion de l’atténuation (Mitigation Deterrence)
La dissuasion de l’atténuation est la reconnaissance d’un effet secondaire négatif possible de l’élimination du dioxyde de carbone (EDC). C’est le risque encouru si le fait de poursuivre l’EDC décourage, dissuade de déployer d’autres efforts d’atténuation ou les retarde. Elle s’apparente à l’effet de rebond – la réduction des bénéfices attendus des nouvelles technologies qui augmentent l’efficacité de l’utilisation des ressources, en raison des réactions comportementales ou autres réactions systémiques (McLaren, 2020).

Droits de l’homme (Human Rights)
Droits inhérents à tous les êtres humains, ils sont universels, inaliénables et indivisibles, généralement exprimés et garantis par la loi. Ils comprennent le droit à la vie, les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement et à l’autodétermination. Sur la base de la définition du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH, 2020).

E

Éclaircissement des nuages marins (Marine Cloud Brightening (MCB))
Il s’agit d’une proposition de technique de modification du rayonnement solaire. Les nuages au-dessus des océans pourraient être transformés par la pulvérisation de sel marin qui permettrait de grossir les particules en suspension naturellement présentes. Cela rendrait les nuages plus brillants et augmenterait la quantité de lumière solaire renvoyée vers l’espace, ce qui permettrait un refroidissement. Dans les parties relativement exemptes de poussière de l’atmosphère marine, l’augmentation du nombre de noyaux de condensation des nuages (particules autour desquelles les gouttelettes d’eau s’unissent pour former des nuages) renforcerait l’albédo des nuages de manière importante et pourrait également accroître la longévité des nuages (NRC, 2015).

Éliminations (Removals)
Voir Élimination du dioxyde de carbone (EDC) et Élimination des gaz à effet de serre (GGR).

Éliminations anthropiques (Anthropogenic Removals)
Extraction de gaz à effet de serre de l’atmosphère par le biais d’activités humaines conduites dans ce but. Ceci englobe le renforcement des puits biologiques de dioxyde de carbone et le recours à l’ingénierie chimique pour une élimination et un stockage durables (GIEC, 2018).

Élimination de gaz à effet de serre (Greenhouse gas removal (GGR))
Extraction d’un gaz à effet de serre (GES) et/ou d’un précurseur présent dans l’atmosphère par un puits (GIEC, 2018). La GGR englobe des techniques naturelles et d’ingénierie qui sont délibérément déployées pour éliminer les GES dans le but de s’attaquer à une cause du changement climatique. L’élimination du dioxyde de carbone est un type de GGR.

Élimination du dioxyde de carbone (EDC) (Carbon dioxide removal (CDR))
Activités anthropiques qui permettent d’éliminer le dioxyde de carbone (CO₂) de l’atmosphère et de le stocker, de manière durable, dans des réservoirs géologiques, terrestres ou océaniques, ou dans des produits. Sont compris dans ces activités la valorisation anthropique, qu’elle soit actuelle ou potentielle, des puits biologiques ou géochimiques et le captage direct dans l’air et le stockage, mais en est exclu le piégeage naturel de CO2 qui n’est pas causé directement par des activités humaines (GIEC, 2018). L’EDC est une approche de modification du climat qui pourrait être utilisée pour compenser les émissions résiduelles et, dans la plupart des cas, atteindre des émissions nettes négatives afin de ramener le réchauffement climatique à 1,5 °C après un pic des températures. Elle est également désignée sous les termes d’élimination du carbone, d’ingénierie du carbone, de réduction du carbone, d’élimination de gaz à effet de serre et d’émissions négatives.

Émissions anthropiques (Anthropogenic Emissions)
Émissions de gaz à effet de serre (GES), de précurseurs de gaz à effet de serre et d’aérosols, provoquées par les activités humaines. Au nombre de ces activités figurent la combustion de combustibles fossiles, le déboisement, l’utilisation des terres et le changement d’affectation des terres, l’élevage, la fertilisation, la gestion des déchets et les processus industriels (GIEC, 2018)).

Émissions négatives (Negative Emissions)
Élimination de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère par une action humaine délibérée, qui s’ajoute à l’élimination réalisée par les processus naturels du cycle du carbone (GIEC, 2018).

Émissions nettes égales à zéro (« net zéro ») (Net zero emissions)
Les émissions nettes égales à zéro sont atteintes lorsque les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère sont compensées par les éliminations anthropiques. Lorsque plusieurs GES sont concernés, le calcul des émissions nettes égales à zéro dépend de l’unité climatique retenue pour comparer les émissions des différents gaz (comme le réchauffement planétaire possible, la possible évolution des températures planétaires et autres, ainsi que l’horizon temporel choisi) (GIEC, 2018).

Émissions nettes négatives (Net negative emissions)
Situation que l’on atteint lorsque les activités humaines éliminent davantage de gaz à effet de serre qu’elles n’en rejettent dans l’atmosphère (GIEC, 2018). Elles sont également connues sous le nom d’émissions négatives.

Émissions résiduelles (Residual emissions)
Les émissions résiduelles sont les émissions qui demeurent après la mise en œuvre de toutes les possibilités techniquement et économiquement réalisables de réduire les émissions dans tous les champs d’application et secteurs couverts (CAPF, 2020), par exemple certaines émissions de l’aviation. Bien que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ne donne pas de définition des émissions résiduelles, il utilise ce terme pour décrire les émissions qui subsisteraient, après que toutes les autres mesures de réduction des émissions autres que l’élimination du dioxyde de carbone eurent été prises (SPM, paragraphe C.3, GIEC, 2018).

Expériences en plein air (Outdoor Experimentation)
Tester des technologies ou techniques de modification du climat par le biais d’expériences qui ne devraient pas avoir d’effets perceptibles à l’échelle du climat. Ces activités ne sont pas des déploiements de ces technologies ou techniques [pour en savoir plus sur les expériences en plein air, consulter Bellamy (2014)].

F

Fertilisation de l’océan (Ocean Fertilisation)
Augmentation délibérée des nutriments présents dans les eaux superficielles de l’océan en vue d’intensifier la production biologique propice au piégeage du dioxyde de carbone (CO₂) atmosphérique (GIEC, 2018). La photosynthèse effectuée par le plancton dans l’océan élimine actuellement près de 40 Gt de CO2 par an de la surface de l’océan et le transporte vers l’océan profond (RS/RAE 2018). Cette « pompe biologique » est limitée par l’abondance de la vie faisant sa photosynthèse qui, à son tour, est contrainte par l’apport de micronutriments tels que le fer (ou de macronutriments, notamment les nitrates et les phosphates). La fertilisation de l’océan par le fer vise à remédier à cette insuffisance en introduisant des micronutriments supplémentaires (GESAMP, 2019).

Fertilisation par le fer (Iron fertilization)
Voir Fertilisation des océans.

Forçage radiatif (Radiative Forcing (RF))
Variation du rayonnement net, différence entre le flux radiatif reçu et le flux radiatif émis (exprimée en watts par mètre carré) à la tropopause ou au sommet de l’atmosphère due à la variation d’un facteur du changement climatique (GIEC, 2018). Parmi ces facteurs, on trouve des variations dans la concentration de dioxyde de carbone, la puissance du soleil ou l’albédo s’effectuant par des changements naturels ou, théoriquement, par la modification du rayonnement solaire. Un forçage radiatif négatif indique que l’énergie renvoyée est supérieure à celle reçue, ce qui entraîne un refroidissement.

Forestation (Forestation)
Cela consiste à faire pousser de nouveaux arbres et améliorer la gestion des forêts existantes. En se développant, les forêts absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et le stockent dans la biomasse vivante, la matière organique morte et les sols (RS/RAE 2018). Ce terme englobe le boisement et le reboisement.

G

Gaz à effet de serre (GES) (Greenhouse Gases (GHGs))
Les gaz à effet de serre sont des constituants gazeux de l’atmosphère, tant naturels qu’anthropiques, qui absorbent et émettent un rayonnement à des longueurs d’onde spécifiques du spectre du rayonnement terrestre émis par la surface de la Terre, l’atmosphère et les nuages. C’est cette propriété qui est à l’origine de l’effet de serre (GIEC, 2018). Le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux sont des gaz à effet de serre.

Géo-ingénierie (Geoengineering)
Manipulation délibérée à grande échelle de l’environnement planétaire pour contrer le changement climatique anthropique (Shepherd, 2009). Elle est également appelée « ingénierie climatique ». Les approches théoriques devraient inclure l’utilisation de l’élimination du dioxyde de carbone et la modification du rayonnement solaire ou d’autres techniques de modification du climat.

Géo-ingénierie solaire (Solar Geoengineering)
Voir Modification du rayonnement solaire (MRS).

Gestion des risques (Risk Management)
Plans, mesures, stratégies ou politiques qui sont mis en place pour réduire la probabilité d’occurrence d’un risque, pour en limiter les conséquences ou pour faire face à celles-ci (GIEC, 2018).

Gestion du rayonnement solaire (GRS) (Solar Radiation Management)
Voir Modification du rayonnement solaire (MRS).

Gouvernance (Governance)
Notion générale englobant l’éventail des moyens requis pour définir, gérer et mettre en œuvre des mesures et politiques ainsi que pour en suivre l’application. Alors que la notion de gouvernement fait strictement référence à l’État-nation, le concept plus large de gouvernance recouvre les contributions des divers niveaux de gouvernement (mondial, international, régional, infranational, local) et l’apport du secteur privé, des acteurs non gouvernementaux et de la société civile à la résolution des multiples questions auxquelles est confrontée la communauté mondiale (GIEC, 2018).

Gouvernance anticipative (Anticipatory Governance)
Capacité globale qui s’étend à toute la société et qui peut agir sur bon nombre de données pour gouverner ou gérer les nouvelles technologies basées sur la connaissance tant que cette gestion est encore possible. La gouvernance anticipative incite au développement de capacités de réponse dans des conditions d’incertitude ou d’ambiguïté (Guston, 2013).

Gouvernance de la géo-ingénierie (Geoengineering Governance)
Application de l’ensemble des moyens permettant de décider, de gérer, de mettre en œuvre et de contrôler les politiques et les mesures relatives à la géo-ingénierie. Voir Gouvernance.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) (Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC))
Organisme scientifique intergouvernemental qui fournit des évaluations régulières sur les bases scientifiques du changement climatique, de ses impacts et des risques futurs, ainsi que des politiques pertinentes mais non normatives pour l’adaptation et l’atténuation. Créé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 1988, le GIEC a pour objectif de fournir aux gouvernements, et à tous les niveaux de ceux-ci, des informations scientifiques qu’ils peuvent utiliser pour élaborer des politiques climatiques. Les rapports du GIEC constituent également une contribution essentielle aux négociations internationales sur les changements climatiques (GIEC, 2020).

I

Ingénierie climatique (Climate Engineering)
Intervention humaine délibérée à grande échelle dans le système terrestre afin de lutter contre les changements climatiques (Shepherd, 2009). Elle est également appelée « géo-ingénierie ». L’ingénierie climatique pourrait utiliser des techniques de modification du climat.

Injection d’aérosols dans la stratosphère (Stratospheric Aerosol Injection (SAI))
Technique proposée dans le cadre de la modification du rayonnement solaire (MRS), qui implique l’incorporation d’aérosols dans la stratosphère afin de diffuser la lumière solaire et la renvoyer vers l’espace et de faire baisser les températures. Elle est parfois appelée MRS par aérosols stratosphériques et géo-ingénierie par aérosols stratosphériques [(pour avoir une vue d’ensemble, consulter Irvine, et al. (2016)].

Intervention sur le climat atmosphérique (Atmospheric Climate Intervention (ACI))
Voir Modification du rayonnement solaire (MRS).

J

Justice distributive (Distributive Justice)
La justice dans la répartition des coûts et avantages économiques et autres au sein de la société (de climats transformés, par exemple) cherche à éviter les inégalités (GIEC, 2018).

Justice intergénérationnelle (Intergenerational Justice)
Équilibrage des besoins des générations actuelles et futures. Pour en savoir plus sur la justice intergénérationnelle et la modification du rayonnement solaire, consulter Burns (2011).

Justice en matière de procédures (Procedural justice)
Justice dans la manière d’atteindre les résultats, y compris l’intervention dans le processus décisionnel et l’influence exercée dans ce cadre (GIEC, 2018).

M

Méthane (CH₄) (Methane (CH₄))
Le méthane est un gaz à effet de serre. L’élevage et l’agriculture rejetant de grandes quantités de méthane, la gestion de ces émissions représente une solution d’atténuation de premier plan (GIEC, 2018).

Méthodes basées sur l’espace (Space-based Methods)
Des approches théoriques et techniques ont été proposées pour réduire la quantité d’énergie solaire atteignant la Terre en plaçant des pare-soleil dans l’espace qui vont réfléchir ou dévier le rayonnement solaire (Shepherd, 2009).

Modèle d’évaluation intégrée (Integrated Assessment Model (IAM))
Modèle qui réunit dans un même ensemble les connaissances propres à deux domaines ou plus. Ils constituent l’un des principaux outils pour entreprendre des évaluations intégrées du climat. Les IAM utilisés dans le cadre de l’atténuation du changement climatique peuvent représenter plusieurs secteurs de l’économie, tels que l’énergie, l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres, les interactions entre les secteurs, l’économie dans son ensemble et les émissions et puits de GES correspondants, et inclure une représentation réduite du système climatique. Ce genre de modèle sert à évaluer les liens qui existent entre le développement économique, social et technologique et l’évolution du système climatique. D’autres modèles d’évaluation intégrée représenteraient, en plus, les coûts liés aux impacts du changement climatique, mais avec une représentation moins détaillée des systèmes économiques. Ils peuvent servir à évaluer les impacts et l’atténuation selon un rapport coûts-avantages et ont été utilisés pour estimer le coût social du carbone (GIEC, 2018).

Modélisation du système terrestre (Earth System Modelling)
Les modèles du système terrestre cherchent à simuler tous les aspects pertinents du système terrestre. Ils comprennent des processus physiques, chimiques et biologiques (GESAMP, 2019).

Modification de l’albédo (Albedo Modification)
Modification intentionnelle de l’albédo par le biais de la transformation des surfaces – voir Modification du rayonnement solaire (MRS).

Modification du rayonnement solaire (Solar radiation modification (SRM))
La MRS est une méthode de modification du climat et fait référence à la modification volontaire du bilan radiatif « ondes courtes » de la Terre visant à réduire le réchauffement climatique. L’introduction artificielle d’aérosols dans la stratosphère, l’éclaircissement des nuages marins, l’amincissement des cirrus ou l’altération de l’albédo des terres émergées sont des exemples de techniques de modification du rayonnement solaire envisagées (GIEC, 2018). Selon les définitions qu’on leur donne d’ordinaire, les termes « atténuation » et « adaptation » ne recouvrent pas les techniques de modification du rayonnement solaire (GIEC, 2012). La SRM est également appelée gestion du rayonnement solaire, géo-ingénierie solaire, intervention sur le climat atmosphérique (ACI).

Modification du temps (Weather Modification)
Programmes opérationnels qui visent à modifier le temps – notamment pour dissiper le brouillard, renforcer les précipitations et les chutes de neige, et supprimer la grêle (OMM, 2015). Les techniques de modification du temps ne sont pas des approches de modification du climat (OMM, 2014).

Mont Pinatubo (Mount Pinatubo)
Volcan des Philippines dont l’éruption en 1991 a fait baisser les températures mondiales jusqu’à 0,5 oC au cours des deux années suivantes, ce qui a apporté la preuve d’une potentielle modification du rayonnement solaire via l’injection d’aérosols dans la stratosphère (Soden, 2002).

N

Neutralité climatique (Climate Neutrality)
Concept d’une situation dans laquelle les activités humaines n’ont pas d’incidence nette sur le système climatique. Il faut, pour cela, compenser les émissions résiduelles par l’élimination d’émissions (de dioxyde de carbone) et tenir compte des effets bio-géophysiques régionaux ou locaux de certaines activités humaines, par exemple celles qui modifient l’albédo de surface ou le climat local (GIEC, 2018).

O

Objectifs de développement durable (ODD) (Sustainable Development Goals (SDGs))
Ils ont été adoptés par les États membres des Nations unies en 2015. Il existe 17 ODD, qui doivent être atteints à l’horizon 2030 et qui appellent à l’action dans le cadre d’un partenariat mondial. Ils reconnaissent que la fin de la pauvreté et des autres privations doit s’accompagner de stratégies visant à améliorer la santé et l’éducation, à réduire les inégalités et à stimuler la croissance économique – tout en luttant contre les changements climatiques et en œuvrant à la préservation de nos océans et de nos forêts (ONU, 2020).

Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO))
L’UNESCO cherche à bâtir la paix par la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture (UNESCO, 2020). Les programmes de l’UNESCO contribuent à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’agenda 2030, qui ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) en 2015.

Organisation météorologique mondiale (OMM) (World Meteorological Organization (WMO))
Organisation intergouvernementale (OIG) créée en 1950 et comptant 193 États et territoires membres. C’est l’agence spécialisée des Nations unies pour la météorologie (temps et climat), l’hydrologie opérationnelle et les sciences géophysiques connexes. Ses activités comprennent la surveillance des projets de modification du temps (OMM, 2020).

Oxyde nitreux (N₂O) (Nitrous oxide (N₂O))
C’est un gaz à effet de serre. L’agriculture est la principale source anthropique de N₂O ; l’épuration des eaux usées, la combustion de matières fossiles et les procédés chimiques industriels en sont également des sources importantes. Par ailleurs, toute une série de processus biologiques qui surviennent naturellement dans le sol et l’eau dégagent du N2O, notamment l’action microbienne dans les forêts tropicales humides (GIEC, 2018). Le N₂O peut être un sous-produit de certaines approches fondées sur la nature visant l’élimination du carbone, comme le boisement.

Ozone (O₃) (Ozone (O₃))
L’ozone est un constituant gazeux de l’atmosphère. Dans la troposphère, il se forme à la fois naturellement et par suite de réactions photochimiques qui font intervenir des gaz résultant des activités humaines (smog). L’ozone troposphérique agit comme un gaz à effet de serre. Dans la stratosphère, il résulte de l’interaction du rayonnement solaire ultraviolet et de l’oxygène moléculaire (O₂). L’ozone stratosphérique joue un rôle décisif dans l’équilibre radiatif de la stratosphère. C’est dans la couche d’ozone que sa concentration est la plus élevée (GIEC, 2018). Certaines particules candidates à la modification du rayonnement solaire par injection d’aérosols dans la stratosphère peuvent nuire à l’ozone stratosphérique, tandis que d’autres peuvent l’améliorer (Keith, 2013).

P

Pente savonneuse (Slippery Slope)
Concept selon lequel il est difficile de faire machine arrière une fois que l’on s’est engagé dans une ligne de conduite, laquelle semble conduire inévitablement d’une action ou d’un résultat à un autre, avec des conséquences imprévues (Webster’s, 2020). Ce concept suggère que, si des recherches sur une technique de modification du climat sont entreprises, elles peuvent inévitablement conduire à son développement et à son déploiement éventuels (pour en savoir plus, consulter Bellamy and Healey, 2018).

Piégeage (Sequestration)
Il s’agit du stockage sécurisé d’une substance. Pour ce qui est du piégeage du dioxyde de carbone, on entend généralement un stockage sûr pendant au moins 100 ans (GESAMP, 2019).

Piégeage du carbone dans le sol (Soil carbon sequestration)
Modification des pratiques agricoles, telles que le labourage ou la rotation des cultures, afin d’augmenter la teneur en carbone du sol (RS/RAE 2018).

Point de bascule (Tipping Point)
Degré de changement des propriétés d’un système au-delà duquel le système en question se réorganise, souvent de façon abrupte, et ne retrouve pas son état initial même si les facteurs du changement sont éliminés. En ce qui concerne le système climatique, le point de bascule fait référence à un seuil critique au-delà duquel le climat mondial ou un climat régional passe d’un état stable à un autre état stable (GIEC, 2018). Il a été suggéré que les approches de modification du climat pourraient aider à éviter les points de bascule du climat (Keith, 2013).

Pompe biologique (Biological Pump)
Le dioxyde de carbone (CO₂) fixé par la photosynthèse dans les eaux de surface coule au-dessous de la surface sous une forme organique. Lorsque cette matière se dépose dans les fonds océaniques sous l’effet de la pesanteur, elle est utilisée comme nourriture par les bactéries et d’autres organismes. Ceux-ci et celles-ci la consomment progressivement et, au fur et à mesure qu’ils respirent, ils inversent la réaction qui a fixé le carbone, le retransformant en CO₂, lequel est à nouveau libéré dans l’eau. La combinaison de la photosynthèse à la surface et de la respiration plus en profondeur dans la colonne d’eau a pour effet d’éliminer le CO2 de la surface et de le libérer à nouveau en profondeur (Shepherd, 2009).

Principes d’Oxford (Oxford Principles)
Liste de cinq principes rigoureux pour la gouvernance de la recherche, du développement et de tout déploiement éventuel de techniques de modification du climat. Ils ont été rédigés par un groupe d’universitaires créé à cet effet et ont été soumis à une commission d’enquête spéciale de la Chambre des communes du Royaume-Uni sur la science et la technologie sur la gouvernance de la géo-ingénierie. Les principes ont ensuite été appelés « Principes d’Oxford » et ont eu une influence sur l’encadrement des débats (Rayner et al., 2013).

Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) (United Nations Environment Programme (UNEP))
Autorité environnementale mondiale qui encourage la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations unies. Elle fait autorité en tant que défenseur de l’environnement mondial (PNUE, 2020). Elle est placée sous l’égide de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement.

Protocole de Kyoto (Kyoto Protocol)
Le protocole de Kyoto, qui s’insère dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un traité international adopté en décembre 1997 à Kyoto, au Japon, lors de la troisième session de la Conférence des parties (COP) dans le cadre de la CCNUCC. Il contient des engagements juridiquement contraignants, en plus de ceux non contraignants inclus dans la CCNUCC (ONU, 1997). Les parties ayant adhéré au Protocole conviennent de réduire ou de limiter leurs émissions futures en termes quantitatifs. Dans le processus de comptabilisation, est incluse l’élimination du carbone par les puits résultant des activités forestières et changements d’affectation des terres directement induits par l’homme. Les parties peuvent choisir d’inclure les éliminations nettes de carbone de certaines activités supplémentaires, notamment la gestion des forêts, la gestion des terres cultivables et la revégétalisation (ONU, 1997).

Puits (Sink)
Tout processus, activité ou mécanisme qui élimine de l’atmosphère un gaz à effet de serre (GAS), un aérosol ou un précurseur de GES (ONU, 1992).

R

Reboisement (Reforestation)
Plantation de forêts sur des terres anciennement forestières, mais converties à d’autres usages (GIEC, 2018). Le Rapport spécial sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (GIEC, 2000) renferme une analyse du terme forêt et des termes apparentés tels que boisement, reboisement et déboisement.

Récupération assistée du pétrole (RAP) avec du dioxyde de carbone (CO₂) (Enhanced Oil Recovery (EOR) with Carbon Dioxide (CO₂))
Cela consiste à injecter du dioxyde de carbone (CO₂) dans les puits de pétrole pour augmenter l’efficacité de l’extraction. L’injection de CO₂ peut être considérée comme un piégeage. Il est peu probable que cette pratique ait des effets sur le climat. Le traitement et la combustion du pétrole extrait sont susceptibles de produire plus d’émissions que le volume de CO₂ piégé par la RAP dans le même espace. Par ailleurs, la façon dont le CO₂ est capturé ou fabriqué et transporté jusqu’au puits aura des conséquences sur l’efficacité du processus de réduction des émissions (Nwidee et al., 2016).

Réparation du climat (Climate repair)
Intervention humaine délibérée à grande échelle sur le système terrestre à l’aide de techniques de modification du climat en vue d’atteindre un objectif de température ou une densité de carbone atmosphérique prédéterminés (CCRC, 2020).

Restauration de la glace (Ice restoration)
Approche théorique de modification du climat qui pourrait entraîner la création de nouvelle glace dans les régions froides, en particulier à la surface des océans. Les techniques recommandées dans la littérature comprennent l’utilisation de milliards de sphères de silice flottantes réfléchissantes fabriquées, la création de microbulles, de vastes canots de mousse réfléchissants, l’utilisation de l’énergie éolienne pour refroidir et pulvériser l’eau en hiver et des sous-marins agissant comme des usines à glace (FCR, 2019).

Risque (Risk)
Dans le contexte de l’évaluation des effets des changements climatiques, le terme « risque » fait souvent référence aux conséquences néfastes éventuelles d’aléas d’origine climatique ou des interventions d’adaptation ou d’atténuation mises en œuvre pour faire face à de tels aléas sur la vie, les moyens d’existence, la santé et le bien-être des personnes, les écosystèmes et les espèces, les biens économiques, sociaux et culturels, les services (y compris les services écosystémiques) et les éléments d’infrastructure. Les risques sont dus à l’interaction de la vulnérabilité (du système concerné), de la durée d’exposition (à l’aléa), de l’aléa (climatique) considéré et de sa probabilité d’occurrence (GIEC, 2018).

Risque de choc terminal (Termination Risk)
Idée selon laquelle si une intervention de modification du rayonnement solaire, après avoir été mise en œuvre pendant une certaine période, finissait par échouer ou était brusquement interrompue, il y aurait une augmentation très rapide et continue des températures (une « étape » à la hausse, plutôt qu’un « pic ») et une transition rapide vers un climat beaucoup plus chaud associé à des niveaux plus élevés de dioxyde de carbone (Shepherd, 2009). Un tel réchauffement rapide créerait des chocs pour les écosystèmes et la biodiversité et entraînerait des perturbations économiques et sociales (Trisos et al., 2018). Cette idée est également appelée choc de terminaison ou rebondissement.

S

Solutions fondées sur la nature (Nature-Based Solutions (NBS))
Ce sont des actions visant à protéger, gérer durablement et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés, qui répondent aux défis sociétaux de manière efficace et adaptative, en offrant en même temps des avantages en termes de bien-être humain et de biodiversité (UICN, 2016).  Certaines solutions fondées sur la nature visent spécifiquement à éliminer le dioxyde de carbone (CO₂) de l’atmosphère, voir par exemple « boisement », et elles sont également connues sous le nom d’approches fondées sur la nature.

Stratosphère (Stratosphere)
Région très stratifiée de l’atmosphère située au-dessus de la troposphère dont la limite inférieure se trouve à une altitude d’environ 10 km (en moyenne à 9 km au niveau des hautes latitudes et jusqu’à 16 km dans les régions tropicales) et la limite supérieure à une altitude d’environ 50 km (GIEC, 2018). C’est la couche de l’atmosphère où l’on propose de déployer certaines formes de modification du rayonnement solaire (voir Injection d’aérosols dans la stratosphère) (Keith, 2013).

T

Techniques de modification du climat (Climate-Altering Techniques)
Techniques spécifiques dans le cadre de l’élimination du dioxyde de carbone, de la modification du rayonnement solaire ou d’autres approches, par exemple le boisement, le captage direct dans l’air et stockage du dioxyde de carbone ou la restauration de la glace qui ont le potentiel (théorique ou autre) de refroidir le climat.

Technologies à émissions négatives (Negative Emissions Technologies (NET))
Technologies de modification du climat conçues pour éliminer les gaz à effet de serre de l’atmosphère. Pour une discussion sur les NET, consulter McLaren (2012).

Technologies de modification du climat (Climate-Altering Technologies)
Application des connaissances scientifiques ou d’ingénierie aux technologies qui contribuent à fournir ou à faire fonctionner les techniques de modification du climat.

Thermostat planétaire (Global Thermostat)
C’est une métaphore pour évoquer la prise de décision sur qui pourrait fournir du refroidissement en utilisant des techniques de modification du climat, quand et dans quelle mesure [pour en savoir sur ce sujet, consulter Rickles et al. (2018)].

Acronymes

AR5 5e rapport d’évaluation du GIEC
BAU “Business as Usual”, soit « statu quo »
BECSC Bioénergie avec captage et stockage du dioxyde de carbone
C2G The Carnegie Climate Governance Initiative (Initiative Carnegie pour la gouvernance du climat)
CCN Noyau de condensation des nuages
CCNUCC Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
CDASC Captage direct dans l’air et stockage du dioxyde de carbone
CDB Convention sur la diversité biologique
CNUDM Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS en anglais)
COP Conférence des parties
CPATLD Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (CLRTBAP en anglais)
CSC Captage et stockage / piégeage du carbone
DAC Captage direct dans l’air
EDC Élimination du dioxyde de carbone
ENMOD Convention sur la modification de l’environnement
ETC Action Group on Erosion, Technology and Concentration (Groupe d’action sur l’érosion, la technologie et la concentration)
Gt Gigatonnes
GEOMIP Geoengineering Model Intercalibration Project – Projet d’intercalibration des modèles de géo-ingénierie
GES Gaz à effet de serre
GESAMP Joint Group of Experts on Scientific Aspects of Marine Protection
GGR Élimination des gaz à effet de serre
GRGP Geoengineering Research Governance Project – Projet de gouvernance de la recherche sur la géo-ingénierie
GIEC Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
LC Convention de Londres 1972
LP Protocole de Londres 1996
MCB Éclaircissement des nuages marins
MRS Modification du rayonnement solaire
NETs Technologies à émissions négatives
ODD Objectifs de développement durable (ONU)
OF Fertilisation des océans
OFAF Ocean Fertilisation Assessment Framework (du LC/LP) – Cadre d’évaluation de la fertilisation des océans
OMM Organisation météorologique mondiale
ONU Organisation des Nations unies
PNUE Programme des Nations unies pour l’environnement
SAI Injection d’aérosols dans la stratosphère
SCoPeX Stratospheric Controlled Perturbation Experiment – Expérience sur les perturbations contrôlées dans la stratosphère
SfN Solutions fondées sur la nature
SPICE Stratospheric Particle Injection for Climate Engineering Research Project – Projet de recherche sur l’injection de particules dans la stratosphère pour l’ingénierie climatique
SR1.5 Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (GIEC, 2018)
SRMGI Initiative sur la gouvernance de la gestion du rayonnement solaire
UNESCO Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture
WCRP World Climate Research Programme (Programme de recherche sur le climat mondial)

Notation scientifique

C Carbone
CO₂ Dioxyde de carbone
CO₂e Équivalents dioxyde de carbone. Mesure utilisée pour comparer les niveaux de réchauffement provoqué par le CO2 et les autres gaz à effet de serre
Gigatonne 1 000 000 000 tonnes (1 milliard)
Ha Hectare
Mégatonne 1 000 000 tonnes (1 million)
pa Par an
pH Mesure chimique de l’acidité ou de la basicité / alcalinité d’une solution
Ppm partie par million
tCO₂/MtCO₂/GtCO₂ tonnes / mégatonnes/ gigatonnes de dioxyde de carbone
Tonne Mesure du poids – 1 000 kilos
TWh Térawatt par heure
Watts/m² Watts par mètre carré
TRL Technology Readiness Level, soit niveau de maturité technologique
μm Micromètre (1 μm = 0,001 mm)

Bibliographie

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