Résumé analytique : Gouvernance de l’élimination du dioxyde de carbone à grande échelle : sommes-nous prêts ? – une mise à jour

En 2018, le rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les conséquences d’un réchauffement climatique de 1,5°C (IPCC SR 1.5°C) a averti que les conséquences d’un réchauffement de 2°C seraient bien plus graves que celles d’un réchauffement de 1,5°C. Ce rapport du GIEC a également constaté que toutes les trajectoires permettant d’atteindre un réchauffement de 1,5°C avec un dépassement limité ou sans dépassement, envisagent l’utilisation de l’élimination du dioxyde de carbone (EDC) dans un ordre oscillant entre 100 et 1 000 Gigatonnes (Gt) de CO2 tout au long du 21e siècle.

La communauté internationale est-elle prête à mettre en oeuvre les options d’EDC à une échelle sans précédent ? Les défis, les risques et les contreparties en matière de durabilité inhérents aux efforts d’EDC à grande échelle peuvent-ils être gérés ? Quels outils de gouvernance faudrait-il mettre en place pour déployer des options d’EDC aux niveaux que le GIEC juge nécessaires ? Les dispositions du régime actuel de lutte contre les changements climatiques peuvent-elles étayer la mise en oeuvre à grande échelle, ou d’autres dispositions et incitations seront-elles nécessaires ?

Ce rapport vise à répondre à ces questions, en reconnaissant qu’il est désormais inévitable de dépendre dans une certaine mesure des options d’EDC afin d’atteindre l’objectif de température à long terme de l’Accord de Paris. Ceci est directement dû au retard pris par la communauté internationale dans l’accomplissement de la transition impérative vers une économie sobre en carbone.

La conclusion principale est que, bien qu’un certain nombre de règles de notification et de pratiques de comptabilisation soient déjà en place et directement applicables à la mise en oeuvre des options d’EDC, de nombreuses lacunes subsistent en matière de gouvernance.